Les communautés Vaudoises Protestantes de France
L’Europe protestante fut profondément touchée par le destin des Vaudo is qu’elle considérait comme les descendants direct de « l’Eglise Protestante », longtemps avant la Réforme.
Le mouvement Vaudois est le seul exemple de dissidence religieuse médiévale qui ait traversé les siècles jusqu’à l’aube des temps modernes.
LOURMARIN
Au XVème siècle, une colonie vaudoise était venue peupler et cultiver le terroir ; le village fut de ce fait persécuté par les catholiques pendant les guerres de Religion ; une importante communauté protestante s'y est maintenue.
Lourmarin, capitale du Luberon, exerce un rayonnement touristique et culturel, grâce notamment à Laurent Vibert qui restaura le château en 1920 et en fit une fondation destinée à promouvoir les jeunes talents artistiques et littéraires.
Patrie du chirurgien Ailhaud (1756), de l'ingénieur Philippe de Girard (1775-1845).
A la fin du XVe siècle, la population augmente dans tout l'arc alpin et de nombreux habitants des hautes vallées descendent dans les plaines, une émigration économique très progressive. Foulques III d’Agoult fait venir en 1470, une colonie de Vaudois venant du Piémont, qui s’installe définitivement dans le village. Lourmarin est une pièce maîtresse dans l'organisation de la communauté vaudoise de l'époque qui s'étend pendant trente ans à 24 villages prospères, mettant en valeur les terres marécageuses au Sud du Luberon, puis sur le versant Nord.
Le 18 avril 1545, le village, peuplé de vaudois, est incendié par les troupes de Paulin de La Garde, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Jean Maynier, seigneur d'Oppède[ . Après le massacre d'avril 1545, au cours duquel sont exterminés 3.000 vaudois du Luberon, une partie des survivants sont revenus dans le Piémont, d'autres sont partis en Amérique du Sud, dans la région du Darién, charnière des Amériques, à cheval sur la Colombie et Panamá.
L’église reformée de Nice
Les Vaudois furent les premiers à envisager la construction d’un temple inauguré en 1857, les épiscopaliens américains construisent leur Eglise en 1886. Les français achetèrent un immeuble dont ils firent un temple en 1902. L’évolution de la vie économique et des flux de population ont conduit ensuite à des fermetures (Eglise vaudoise enl939, Eglise américaine après le départ de la flotte américaine et à l’installation de l’Eglise Réformée au boulevard Victor Hugo en 1974.
LE TEMPS DES VAUDOIS
Lors de sa réunion à la France en 1860, Nice compte, outre les originaires du Comté, des ressortissants d’autres pays. Tous ne sont pas catholiques. Ce sont, entre autres, les Vaudois du Piémont ; leur origine remonte au 1 Sème siècle où le mouvement des "Pauvres de Lyon" de Pierre VALDO se répandit dans toute l’Europe.
Après des péripéties diverses (persécutions, exil, tolérance) le roi Charles Albert leur a reconnu successivement l’exercice des droits civils (17 février 1848) et la pratique de religions autres que catholiques. Un certain nombre de Vaudois sont installés à Nice où ils travaillent dans l’hôtellerie ou le tourisme. La Table Vaudoise, à Torre Pelice leur a envoyé un pasteur et ils ont obtenu l’autorisation de bâtir un temple, rue Gioffredo, inauguré en 1857. Les Vaudois francophones ou italophones trouvaient à côté d’eux des œuvres d’évangélisation d’origine française ou anglaise. Du coup il était difficile de se rattacher à une union d’Eglises solides ; Le rôle des hommes devint prépondérant, en particulier celui du pasteur Léon PILATTE.
.Dès 1895, la Table Vaudoise supprima le poste de pasteur italophone. Des cultes furent célèbrésdans le temple vaudois tantôt en français, tantôt en italien.
Naissance d'une communauté (1800-1887)
Hyères ne semble pas avoir été un centre où la Réforme ait fait beaucoup d'adeptes.
Les 10 000 maisons de protestants vaudois, localisées en 1540 dans le Comtat Venaissin, dans la principauté d'Orange et en Provence se dispersaient, en ce qui concerne le Var, aux
alentours de Brignoles, Tavernes, Gonfaron et Tourves. Tout au long du XVIe siècle, les
nouveaux dogmes commençaient progressivement à pénétrer les esprits. Les dates de
fondation des églises réformées pour l'actuel département duVar se situent toutes vers 1559-
1580.
MARSEILLE
Dans les classes sociales moins huppées, il faut noter l’importance de deux groupes, venus d’ailleurs : les Suisses et les Vaudois du Piémont. Ces derniers sont membres de l’Eglise vaudoise italienne, la chiesa valdese, et viennent pour les grands travaux d’urbanisme, à l’époque du Second Empire. Les Suisses sont plutôt domestiques, et réussissent particulièrement dans les métiers de l’horlogerie-bijouterie et de la pâtisserie-confiserie; citons les firmes bien connues Bornand, Castelmuro. Les Suisses de langue allemande sont à l’origine de l’église suisse, rue Bel-Air - aujourd’hui centre Guillaume Farel. Après la guerre de 1870, des Alsaciens viennent grossir le nombre de ces protestants, pour qui ont lieu des cultes en allemand.